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ATELIER DE RENFORCEMENT DES CAPACITES DES POINTS FOCAUX DU RASALAO-CI SUR LA SENSIBILISATION AU DEPOT VOLONTAIRE D’ARMES ET MUNITIONS (Décembre 2011)
INTRODUCTION
Dans le cadre des activités de mise en œuvre du projet pilote d’urgence de sensibilisation, de collecte et de destruction d’armes et munitions, la Commission Nationale de Lutte contre la Prolifération et la Circulation Illicite des ALPC (ComNat-ALPC), a organisé avec l’appui financier de la Friedrich Ebert Stiftung (FES), un atelier à N’SA Hôtel (Grand-Bassam), du 20 au 21 décembre 2011.
L’atelier visait à renforcer les capacités de 24 points focaux membres de la société civile représentant le Réseau d’Actions Sur les Armes Légères en Afrique de l’Ouest, section Côte d’Ivoire (RASALAO-CI), provenant de : Korhogo, Odienné, Touba, Danané, Man, Bangolo, Duékoué, Guiglo, Touleupleu, Taï, Séguéla, Gagnoa, Soubré, San Pédro, Tabou, Divo, Bouaké, Bondoukou, Agboville, Abengourou, Aboisso et Abidjan. Ce renforcement des capacités portait sur la sensibilisation au dépôt d’armes et munitions.
I. Cérémonie d’ouverture
Deux interventions ont marqué la cérémonie d’ouverture :
Monsieur BAKAYOKO Ibrahima, représentant la FES, partenaire financier de la ComNat-ALPC dans l’organisation de cet atelier, a souhaité la bienvenue aux participants et a réitéré la volonté de sa structure à accompagner le Gouvernement ivoirien dans le domaine de la lutte contre la prolifération et la circulation illicite des ALPC à travers la ComNat-ALPC.
Rappelant la qualité du partenariat entre la FES et la ComNat-ALPC, il a présenté quelques résultats des actions menées, notamment le renforcement de la législation ivoirienne, comme élément majeur relatif à l’actualité sécuritaire nationale. Tout en se félicitant de la collaboration entre les deux structures, il a émis le vœu de voir ce partenariat se pérenniser.
Prenant à son tour la parole, le Président de la ComNat-ALPC, le Contrôleur Général de Police Désiré ADJOUSSOU s’est félicité de l’organisation de cet atelier. Il a indiqué la nécessité d’associer la société civile à la sensibilisation au dépôt volontaire des armes.
Il a émis le souhait de voir les points focaux du RASALAO-CI, assurer le relais de la sensibilisation au sein de leurs communautés dans leurs localités respectives.
Il a terminé son intervention par une déclaration d’ouverture de l’atelier de renforcement des capacités des points focaux en matière de sensibilisation au dépôt volontaire.
II. Communications en plénière
Cinq communications ont été prononcées:
La première a porté sur les définitions et les caractéristiques des ALPC, et a été présentée par le Commissaire Principal de Police, DJOKOUEHI Léon, Secrétaire chargé de la Sous-commission Opérations-Sécurité à la ComNat-ALPC.
Après avoir fait un bref historique des ALPC, il a indiqué que les armes sont classées en trois groupes : les armes légères, les armes de petit calibre, les munitions et explosifs.
Il a défini avec des images à l’appui, les armes légères comme des armes portatives conçues pour être utilisées par plusieurs personnes travaillant en équipe, et dont le calibre est inférieur ou égal à 100 mm, tandis que les armes de petit calibre sont celles destinées à être utilisées par une seule personne. Quant aux munitions et explosifs, il les a définis comme étant un ensemble d’éléments destinés à être tirés ou lancés au moyen d’une arme à feu ou à partir d’un vecteur.
Selon le Commissaire, ces armes répondent aux caractéristiques suivantes : bon marché, facile à transporter, facile à dissimuler, de longue durée de vie et peuvent être utilisées en tous temps et partout.
Le Commissaire a révélé que les ALPC sont à ce jour indénombrable mais que leur présence massive exacerbe le niveau de l’insécurité à travers différentes formes de criminalité.
La deuxième communication a été faite par Monsieur Anzian KOUADJA, Secrétaire Exécutif Adjoint de la ComNat-ALPC, sur la problématique et les défis de la prolifération et la circulation illicite des ALPC, dans le contexte post conflit en Côte d’Ivoire. Après avoir dépeint le sombre tableau du phénomène, l’intervenant a donné quelques exemples des conséquences de la prolifération et la circulation illicite des ALPC sur la sécurité des biens et des personnes, le processus de paix et sur le développement économique et social. Devant cette situation, les défis à relever, a-t-il dit, sont liés entre autres, au ramassage et à la destruction des ALPC illicites, au renforcement de la sécurité communautaire, à l’amélioration du système de gestion des d’armes.
Pour terminer, il a indiqué que la lutte contre la prolifération des ALPC nécessite des actions concertées, des efforts personnels et une forte implication de tous.
Intervenant pour le compte de la société civile, partenaire de la ComNat-ALPC, Madame Michèle PEPE, Présidente du RASALAO-CI, s’est prononcée sur la nature de la synergie d’actions entre la ComNat-ALPC et sa structure, pour une lutte efficace contre la prolifération et la circulation illicite des ALPC.
Après avoir rappelé l’état des lieux du phénomène de la prolifération et la circulation illicite des ALPC et ses impacts en Afrique de l’Ouest, elle a présenté sa structure, son rôle, sa politique et ses stratégies. L’on retiendra pour l’essentiel que les actions du RASALAO-CI, viennent en soutien et en complément aux efforts des Etats membres de la CEDEAO en matière de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des ALPC.
C’est dans cette optique qu’elle a indiqué en quoi devrait consister la synergie entre les deux structures. Il s’agit entre autres de : mobiliser l’ensemble des organisations de la société civile, de faire le plaidoyer et le lobbying en direction des décideurs politiques, pour la mise en place des mécanismes juridiques et institutionnels de lutte contre les ALPC, de conduire des réflexions et des discussions pour le renforcement de la législation nationale sur les ALPC, d’initier et mettre en œuvre des activités d’information, de sensibilisation et de formation sur les ALPC et la sécurité humaine.
Les deux dernières communications étaient relatives à la présentation du projet, aux modalités de collecte d’armes et à la stratégie de sensibilisation.
Dans son intervention, Monsieur KOFFI Sylvère Tchédoh, chargé d’Etudes à la ComNat-ALPC à présenté le projet comme visant à contribuer à améliorer l’environnement sécuritaire, en vue de la consolidation de la paix en s’attaquant à la présence généralisée des ALPC. Il a indiqué que la phase pilote d’urgence du projet est prévue pour être exécutée dans le district d’Abidjan et les localités environnantes, ainsi qu’à l’ouest du pays.
Ce projet présente trois composantes : la sensibilisation et mobilisation des populations cibles, le désarmement volontaire (collecte, tri et destruction des armes et munitions), le contrôle et la gestion des ALPC.
Avant de terminer il a présenté le mode opératoire du dépôt d’armes. On retiendra que tout individu qui veut déposer son arme, peut appeler le numéro vert ou s’adresser à son leader communautaire, au comité de paix et sécurité, à la préfecture ou à la sous-préfecture, à la Police ou à la Brigade de Gendarmerie de sa localité.
A sa suite Madame DIA Laetitia, chargée d’études, a présenté la stratégie de sensibilisation élaborée pour atteindre les objectifs du projet. Il s’agit des actions média et hors média à travers la confection et l’usage de supports audio, visuel et écrit de communication. Elle a insisté sur la sensibilisation de proximité à travers les leaders communautaires, les chefs traditionnels, les leaders d’associations de femmes et de jeunes.
III. Travaux en commissions et séances de synthèse
Trois commissions ont été constituées et organisées autour de deux sessions. La première session a été consacrée à l’identification par chaque commission, des actions de sensibilisation pouvant être réalisées dans leurs localités respectives. La deuxième session a consisté à simuler une action de sensibilisation d’un public cible.
Au cours de la première session, les actions suivantes ont été identifiées par l’ensemble des participants pour être menées dans les localités : restitution de l’atelier aux membres des organisations de la société civile de leurs localités, organisation de rencontres communautaires (rencontres avec les leaders communautaires, les chefs traditionnels, les jeunes, les femmes etc.), suivi de la diffusion des messages de sensibilisation au dépôt volontaire dans les radios de proximité, organisation d’actions socio culturelles, etc.
A l’issu des travaux, l’atelier a fait les recommandations suivantes :
- La restitution des travaux de l’atelier de Bassam ;
- L’appui matériel, technique et financier aux points focaux ;
- La délivrance d’un mandat pour les points focaux.
En conclusion, les participants ont pris l’engagement de mener des actions de sensibilisation telles qu’ils les ont définies, dès leur retour dans leurs localités respectives.
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1. Introduction
Mise en œuvre afin de prévenir les violences faites aux femmes en période électorale, la Campagne de sensibilisation et de plaidoyer a permis de sensibiliser 3 677 membres des FDS et des OSC par l’intermédiaire de 15 séances de sensibilisation et de plaidoyer organisées dans 8 localités de Côte d’Ivoire. Les responsables des FDS se sont engagés symboliquement à lutter contre les violences à l’égard des femmes en signant un « livre d’or ». 10 000 kits de sensibilisation destinés aux agents en charge de la sécurisation des élections ont été remis au CCI. La communication sur les activités a été faite de manière continue en vue de publiciser le projet et ses bailleurs de fonds.
1. Tournée nationale de sensibilisation et de plaidoyer:
La tournée nationale s’est greffée à la caravane de la Commission nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères dans le cadre de sa campagne de sensibilisation en vue de contribuer au renforcement d’un environnement de paix et de non-violence en période électorale. Cette campagne, dite « Campagne de sensibilisation pour des élections sans violence armée. Mon arme, c’est mon vote ! », a été exécutée en partenariat avec la société civile à travers le RASALAO-CI. Elle devait contribuer à changer les attitudes et les comportements de la population en général et plus particulièrement des FDS en ce qui concerne la détention et l’utilisation des armes légères et de petit calibre (ALPC) dans ce contexte électoral. Le RASALAO-CI a donc saisi l’opportunité de cette campagne pour y intégrer la question du genre et des besoins spécifiques de sécurité des femmes lors de la période sensible que constituent les élections.
Hormis les étapes de Yamoussoukro et d’Abidjan où les cibles étaient exclusivement des FDS, les autres étapes de la tournée se sont adressées à la fois à ces dernières et aux membres des OSC, particulièrement les associations de femmes. Le schéma adopté durant toute la tournée a consacré la matinée aux FDS et l’après-midi aux OSC. Interactives, les séances ont toutes été conclues par des échanges avec l’auditoire. La tournée a enfin été l’occasion de distribuer des T-Shirts sur lesquels figurait le slogan « Stop aux violences faites aux femmes, avant, pendant et après les élections. »
Les séances de sensibilisation et de plaidoyer, au nombre de neuf (9) et d’une durée approximative d’une heure et demie chacune, ont permis de toucher des FANCI, FAFN, VAN des gendarmes et policiers, dont le commandant du CCI, le Commissaire du gouvernement et la Directrice de l’Ecole nationale de Police.
La Présidente du RASALAO-CI, relai des attentes de la société civile, a rappelé aux agents des FDS leur rôle de sécurisation des personnes et des biens en général ainsi que des femmes et autres groupes vulnérables en particulier, surtout lors des élections qui constituent une période de tensions et de passions. En effet, en cas de dégradation de l’environnement sécuritaire, les premières victimes sont généralement les femmes et les enfants.
Un bref tableau de la situation des femmes en Afrique a également été dressé par la Présidente. En raison de pesanteurs socio - culturelles, elles sont marginalisées, plus particulièrement en période électorale. Différents types de violence sont commises à leur encontre sur le plan morale, physique et sexuel. Bien que leurs droits soient garantis par les textes nationaux et internationaux, elles sont considérées comme des citoyennes de second rang. In fine, les femmes ont des besoins spécifiques en matière de sécurité.
Ce constat fait, il a été exhorté aux FDS de ne pas commettre, mais plutôt prévenir tout acte de violence qui pourrait empêcher les électrices d’accomplir leur devoir de citoyennes. En tant que garants de la Constitution et des instruments internationaux auxquels la Côte d’Ivoire est partie, les agents FDS doivent être protecteurs des femmes lors de la période électorale, hautement sensible.
En conclusion de chacune de ses interventions, la Présidente du RASALAO-CI a invité les FDS présentes à faire de ces élections, des élections « amies » des femmes en ayant un regard particulier sur leur sécurité dans la perspective d’une participation massive de celles-ci. L’accent a également été mis sur le rôle des FDS dans l’accès des femmes au voter et leur pleine participation au le processus électoral.
A chaque séance, les responsables des FDS se sont engagés pour une sécurisation des femmes en signant un « un livre d’or »
1.2. Sensibilisation des OSC:
Les séances de sensibilisation, au nombre de six (6) et d’une durée approximative d’une heure et demie chacune, ont permis de toucher les OSC, dont plusieurs associations de femmes, les leaders religieux et traditionnels.
En plus d’avoir, d’une part, dépeint la situation des femmes en Afrique et de surcroît lors de périodes de tensions, et d’autre part, insister sur les besoins sécuritaires spécifiques qu’elles peuvent avoir durant la période électorale, la Présidente du RASALAO-CI a profité des rencontres avec la société civile et notamment les femmes pour sensibiliser celles-ci aux enjeux de leur participation au scrutin présidentielle.
La Présidente a ainsi réitéré à plusieurs reprises le message sur le rôle important que doivent jouer les femmes en période électorale et sur la nécessité pour elles d’aller voter en masse. De même, elle a incité les acteurs des OSC à ne pas laisser la question de la sécurisation aux seuls soins des FDS et appelé de ses vœux davantage d’implication des organisations féminines dans les activités relevant de la paix et de la sécurité. Se faisant la porte-parole des FDS rencontrées précédemment, la Présidente a en définitive prôné un rapprochement entre les femmes et les forces de maintien de l’ordre, en demandant aux premières d’avoir une attitude dénuée de toute provocation à l’égard de ces dernières.
Par l’intermédiaire d’une approche interactive et participative, un consultant du MIDH recruté par UNIFEM a eu l’occasion d’instruire l’auditoire sur les droits des femmes et les différentes violations faites à ces droits. Une typologie des violences basées sur le Genre a été établie, de même que les instruments et mécanismes nationaux et internationaux (y compris la Résolution 1325 du CSNU) de lutte contre les violences faites aux femmes ont pu être présentés. Les traditions, croyance et cultures tendant à marginaliser les femmes ont été dénoncées. Il a également été rappelé aux femmes d’exercer leur devoir civique en allant voter massivement et librement.
Afin de lever leur appréhension, le consultant a souligné qu’elles pourront bénéficier de la protection des FDS sensibilisées tout au long du processus électoral. Par ailleurs, les femmes ont également été encouragées à soutenir les FDS dans leurs efforts.
En plus des interventions de la Présidente du RASALAO-CI et du consultant, les OSC des localités de Bouaké, Man et Soubré ont assisté à une représentation théâtrale mettant en exergue les violences dont peuvent être victimes les femmes le jour du scrutin et le rôle des FDS dans leur protection.
2. Cérémonie officielle de remise de kits de sensibilisation aux 10 000 agents des FDS en charge de la sécurisation des élections:
La cérémonie clôturant le projet a eu lieu trois jours avant le deuxième tour des présidentielles, au siège du CCI à Yamoussoukro. Les kits destinés aux 10 000 agents des FDS en charge de la sécurisation des élections ont été remis au Général Kouakou Nicolas, Commandant du CCI. Au total, ont été donnés 10 000 Mémentos sexo-spécifiques rappelant les règles légales élémentaires qui cadrent le comportement et le rôle des agents responsables de la sécurisation des élections, 8 000 pin's symbolisant l'engagement des FDS à prévenir les violences faites aux femmes, 1000 affiches sur la non-violence contre les femmes en période électorale, un lot de 100 polos et 300 t-shirts portant le slogan « Stop aux violences faites aux femmes avant, pendant et après les élections ».
Pour acheminer les kits sur le terrain, le CCI a pu compter sur le soutien logistique de ONUCI-UNPOL.
Service Communication du RASALAO-CI
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